7E42CFC0-58CA-4426-BC01-B88A817CAA43 Created with sketchtool. Inscrivez-vous Facturation électronique : obligations et enjeux pour 2026

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    En résumé 

    • En 2026, la facturation électronique devient obligatoire pour les échanges B2B assujettis à la TVA en France. 
    • La réforme vise à lutter contre la fraude à la TVA et à simplifier les obligations comptables via l’automatisation. 
    • Les entreprises devront utiliser des plateformes agréées (PA) pour émettre, transmettre et archiver leurs factures. 
    • Des solutions comme DIGITAL INVOICE by Tessi assurent conformité, sécurité et interopérabilité des échanges. 

     

    L’obligation de facturation électronique, initialement imposée à la sphère publique par l’article 153 de la loi de finances 2020, s’étend désormais aux échanges entre entreprises. Après l’ordonnance n° 2021-1190 du 15 septembre 2021 et le communiqué de la DGFiP du 15 octobre 2024, les contours de cette réforme se précisent. Les directeurs financiers, responsables comptables et décideurs en charge de la conformité administrative devront avoir la capacité d’émettre et recevoir leurs factures sous format électronique. 

    Le calendrier de mise en conformité prévu à partir du 1er septembre 2026, les formats légaux de facturation et les nouvelles exigences d’e-reporting marquent une véritable évolution des processus comptables. 

    Qu’est-ce que la facturation électronique et pourquoi cette réforme ? 

    L’État français déploie progressivement la facturation électronique afin de moderniser la comptabilité et de mieux lutter contre la fraude à la TVA. Les entreprises assujetties à cette taxe et établies en France doivent désormais s’adapter à cette transformation numérique en apprenant à gérer leurs factures sous format électronique. 

    Définition : facture électronique, e-invoicing, e-reporting 

    La facture électronique au sens de l’ordonnance n° 2021-1190 du 15 septembre 2021 désigne un document émis, transmis et reçu sous une forme dématérialisée. Elle inclut des données interprétables via une machine (données structurées) qui simplifient son exploitation par l’administration fiscale. La réforme en cours implique deux obligations majeures pour les entreprises assujetties à la TVA : l’e-invoicing et l’e-reporting. 

    • L’e-invoicing ou la facturation électronique consiste pour les entreprises concernées à émettre, transmettre et recevoir des factures dématérialisées relatives à leurs transactions entre assujettis. 
    • L’e-reporting ou la transmission des données de facture à l’administration fiscale s’applique, quant à elle, à toutes les opérations commerciales exemptes d’e-invoicing. Elle inclut les données liées aux transactions B2C et B2B internationales ainsi que les informations relatives au paiement des prestations de services. 

    Objectifs de l’État et enjeux pour l’entreprise (TVA, fraude, performance) 

    L’obligation de la facture électronique à l’horizon 2027 est de réduire au maximum la fraude fiscale, car la TVA constitue la principale recette de l’État. Outre cet enjeu fiscal, la réforme tend à simplifier le quotidien des entreprises par une automatisation des processus de facturation. Elle facilite les déclarations de TVA et permet de connaître l’activité des entreprises en temps réel. 

    La dématérialisation des factures répond à plusieurs objectifs de compétitivité : 

    • Mieux maîtriser les délais de paiement, 
    • Réduire les coûts de traitement, 
    • Optimiser le pilotage des obligations administratives et comptables. 

    Selon le Ministère de l’Économie et des Finances, cette réforme représenterait un gain de simplification estimé à 4,5 milliards d’euros pour plus de 4 millions d’entreprises. 

    Calendrier de la facture électronique 

    L’ordonnance n° 2021-1190 avait initialement fixé l’entrée en vigueur de la réforme au 1er juillet 2024. Un calendrier actualisé au 1er septembre 2026. 

    À cette date, toutes les entreprises quelles que soient leurs tailles devront être en mesure de recevoir des factures électroniques émises par leurs fournisseurs.   

    L’obligation d’émission de factures au format électronique deviendra quant à lui obligatoire pour les Grandes Entreprises et ETI à compter du 1er septembre 2026 et un an plus tard au 1er septembre 2027 pour les PME et TPE 

    Qui est concerné par l’e-invoicing dès 2026 ? 

    Les entreprises établies en France doivent se préparer à la réforme de la facturation électronique sans attendre. Celle-ci s’applique aux transactions entre les structures françaises assujetties à la TVA (B2B) ainsi qu’aux opérations entre les entreprises et le gouvernement (B2G). 

    Les transactions avec des particuliers (B2C) ne rentrent pas dans le champ de la facturation électronique. Leur suivi est effectué à travers l’e-reporting dont la mise en application suit un calendrier identique à celui de la facture électronique. 

    Champ d’application : B2B, assujettis TVA, grandes entreprises/ETI vs PME/TPE 

    Au 1er septembre 2026, lors de l’entrée en vigueur de la réforme, l’obligation d’émettre des factures électroniques pèsera uniquement sur les grandes entreprises. Les PME et TPE peuvent, quant à elles, continuer l’émission des factures papier ou des PDF de facturation par e-mail jusqu’à septembre 2027. 

    Ce délai est aussi octroyé aux personnes morales en franchise en base de TVA et les micro-entrepreneurs (assujettis non redevables de la TVA). L’objectif ? Un meilleur contrôle des dépassements de seuils. 

    Format, plateforme agréée et transmission de données 

    La réforme sur la facturation électronique met un terme à la transmission directe des factures entre fournisseurs et clients. 

    Tous les échanges devront transiter par les Plateformes Agréées (PA), anciennement nommées Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP). Leur rôle est de vérifier la conformité des factures reçues et de les envoyer aux (PA) destinataires, ainsi que de transmettre les données requises au concentrateur du Portail Public de Facturation (PPF). 

    Le PPF collecte et envoie les données de facturation à l’administration fiscale. Il gère l’annuaire d’entreprises qui centralise les numéros SIRET, SIREN ou codes services permettant d’identifier chaque entreprise destinataire des factures.  

    En parallèle, les échanges de flux de données relatives aux statuts des factures entre PA et PPF permettent d’obtenir un suivi quasi-temps-réel du cycle de vie des factures électroniques. 

    Quelles sont les obligations concrètes pour la facturation électronique ? 

    La réforme change en profondeur les processus comptables des entreprises en introduisant des formats spécifiques de facture électronique et une méthode inédite de transmission. Voici les principales obligations à respecter pour vous conformer efficacement à ce nouveau cadre de facturation. 

    Mentions obligatoires sur la facture électronique 

    La facture électronique reprend les mêmes mentions obligatoires que la facture papier, conformément aux exigences du Code général des impôts et du Code de commerce. 

    La réforme vient toutefois compléter cette liste avec de nouvelles informations à intégrer : 

    • L’adresse de livraison des biens, lorsqu’elle diffère de celle du client ; 
    • Le numéro d’identification au registre national des entreprises du client et de l’assujetti ; 
    • Une mention précisant la nature des opérations facturées (prestations de services, livraisons de biens ou combinaison des deux). 

    Par ailleurs, le prestataire d’une entreprise peut choisir d’opter pour le paiement de la TVA d’après les débits plutôt que sur les encaissements. Cette option doit alors être explicitement mentionnée sur la facture électronique sous la formule : 

    « Option pour le paiement de la taxe d’après les débits ». 

    Quels sont les formats de facturation ? 

    Les formats techniques autorisés dans le cadre de la réforme sont : l’Universal Business Language (UBL), le Cross Industry Invoice (CII) et le Factur-X. 

    • L’UBL, basé sur le langage de balisage XML (Extensible Markup Language), offre une large compatibilité avec de nombreux systèmes de facturation. Il repose sur un modèle de données standardisé, reconnu et soutenu par plusieurs organisations internationales. 
    • Le CII définit une syntaxe de message universelle, facilitant les échanges de factures entre partenaires commerciaux à l’échelle mondiale. 
    • Le format Factur-X, quant à lui, combine un fichier PDF/A-3 lisible par l’utilisateur et des données XML structurées. Conforme à la Norme Sémantique Européenne (EN 16931-1), il séduit particulièrement les PME et TPE, car contrairement aux formats UBL et CII, il reste accessible à la lecture humaine (pdf) tout en étant compatible avec les systèmes de traitement automatisé. 

    A noter que la facture fournisseur au format papier ou PDF pourra toujours être émise ou reçue après 2027 pour les transactions internationales (hors réforme). 

    Comment émettre et recevoir des factures électroniques ? 

    L’émission et la réception des factures électroniques s’effectueront à travers une Plateforme Agréée (PA). Celle-ci sert d’intermédiaire technique et tiers de confiance pour valider la conformité des factures reçues et envoyer les factures à la plateforme de dématérialisation du destinataire. 

    Pour émettre une facture électronique, commencez par vérifier que vous disposez de l’intégralité des données (et qu’elles soient à jour) devant être contenues dans la facture en cible. Ensuite choisissez votre partenaire technique : soit directement sur une Plateforme Agréée ou indirectement sur un Editeur de logiciel (Solution Compatible) faisant lui-même appel à une Plateforme Agréée. En effet, le logiciel de facturation actuel de votre entreprise peut assurer la transmission s’il est connecté à un prestataire PA définitivement immatriculé. 

    Créez ensuite la facture dans le respect des mentions obligatoires. Votre plateforme (PA) de dématérialisation fiscale se chargera de l’envoyer vers la plateforme (PA) du client au format électronique conventionnel (Factur-X, CII ou UBL). 

    La réception des factures électroniques par le récepteur suppose la bonne mise à jour des informations relatives à son entreprise enregistrées dans l’annuaire des entreprises. Ces données sont publiées préremplies par le Portail Public de Facturation mais il est nécessaire de demander (si besoin) la mise à jour des informations qui y figurent par sa plateforme agréée, seule habilitée à réaliser cette mise à jour.  

    Comment conserver les factures électroniques ? 

    L’obligation de conserver vos factures reste valable, quel que soit son format. Le droit fiscal impose une durée de conservation de 6 ans pour faciliter le contrôle fiscal. Le Code du commerce prévoit, quant à lui, un archivage de 10 ans pour pallier tout différend commercial. 

    L’archivage légal englobe : 

    • L’enregistrement minutieux des fichiers sur un disque dur ; 
    • La conservation des preuves relatives à la facture comme les quittances de paiement, les devis et les bons de commande ; 
    • La préservation de la lisibilité des éléments de la facture électronique dans le temps ; 

    Il est conseillé aux entreprises de choisir leur partenaire (Plateforme Agréée ou Solutions Compatibles) offrant des services d’archivage électronique des factures conformes à ces modalités. Vous pouvez par ailleurs contacter un tiers archiveur pour réaliser cette fonction si votre outil ne l’inclut pas. 

    Intégration dans le système d’information & process internes 

    Les entreprises qui exploitent un logiciel pour gérer leur comptabilité peuvent s’appuyer sur des connecteurs ou modules proposés par certaines PA. Contactez votre éditeur pour connaître les modalités d’intégration de la facturation électronique dans votre ERP (à savoir : la fonctionnalité de transmission demande souvent un coût additionnel).  

    Dans certains cas, l’intégration native avec un logiciel comptable ou une solution d’achat ou de logistique facilite la transition vers la facture électronique. D’autres modules et tableaux de bord permettent de suivre en temps réel l’évolution de vos process. De plus, certaines Plateformes Agréées ou Solutions Compatibles offrent des fonctionnalités complémentaires à la gestion des factures électroniques, pouvant apporter une valeur ajoutée à l’ensemble de la chaîne de facturation. 

    Quels sont les impacts et les gains pour les entreprises ? 

    La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) entend améliorer la compétitivité des entreprises avec la généralisation de la facturation électronique. Ce premier pas vers la dématérialisation des échanges commerciaux réduira les délais de paiement et rationalisera les circuits de facturation. Cette simplification souhaitée des transactions entre entreprises implique par ailleurs des impacts. 

    Principaux défis à anticiper 

    Les entreprises doivent anticiper les impacts inhérents aux changements liés à l’adoption des nouvelles obligations en matière de facturation. La meilleure approche consiste à planifier les phases préparatoires de ce projet plein de défis. 

    Les principaux défis de la réforme résident dans la mise en conformité, la mise à jour de ses référentiels, l’adaptation des systèmes en place et la formation des équipes. En plus d’assimiler comment faire une facture électronique, la coordination de la transition avec les partenaires et la conduite du changement viennent complexifier cette transformation numérique. 

    Préparez la dématérialisation de vos factures dès maintenant : les prestataires auront des difficultés à satisfaire la demande à l’approche de l’échéance. 

    La plupart des PME et TPE pourront s’appuyer sur des logiciels comptables ou des solutions de leur expert-comptable pour faciliter leur transition. 

     

    Gains attendus (réduction coûts, délais, fiabilité, data) 

    L’adoption de la facture numérique induira un gain de temps non négligeable pour entreprises. Elle rend inutile le remplissage manuel des formulaires requis pour déposer les factures et l’édition sur papier des factures à adresser aux clients. 

    Le dirigeant accède à toutes les écritures comptables en ligne. La suppression des liasses de factures papier transmises à l’expert-comptable et des autres tâches fastidieuses réduit les erreurs. Elle garantit aussi une meilleure traçabilité de la facturation. 

    Grâce à la traçabilité offerte par le système, les clients ne pourront plus prétexter qu’ils n’ont pas reçu le précieux document, sans doute égaré, pour retarder le règlement de la facture. 

    Les données issues de la facturation électronique représentent une opportunité pour mieux gérer votre entreprise. 

    Pourquoi DIGITAL INVOICE by Tessi est la solution pour la mise en conformité des factures des grandes entreprises et des ETIs ? 

    La solution DIGITAL INVOICE by Tessi bénéficie de la robustesse d’une plateforme agréée PA* parmi les leaders du marché.   

    Au-delà du simple respect réglementaire (France et international), la solution accompagne les Directions Financières dans la transformation de leur chaîne O2C et P2P en intégrant automatisation, contrôle de cohérence, traçabilité et fiabilisation des données ainsi qu’un archivage à valeur probatoire. Grâce aux services complémentaires du groupe Tessi — audit rapide, amélioration de la qualité des référentiels, affiliation des partenaires commerciaux, éditique pour les flux hors-réforme, ou encore externalisation des opérations de rapprochement — l’entreprise bénéficie d’un dispositif complet, sécurisé et industrialisé.  

    Résultat : une transition réglementaire maîtrisée, des processus financiers optimisés et une organisation prête à tirer pleinement parti de l’ère de la facture électronique. 

    Choisir Tessi c’est confier la gestion de vos factures électroniques à un acteur européen de référence. 

     

    FAQ sur la facturation électronique :  

    Quand la facturation électronique devient-elle obligatoire ? 

    L’obligation en réception démarre dès le 1er septembre 2026 pour toutes les entreprises quelles que soient leurs tailles. 

    Quant à l’obligation en émission, elle prendra place au 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, puis s’étendra à toutes les entreprises au 1er septembre 2027, y compris les PME et TPE. 

    Quelle est la différence entre e-invoicing et e-reporting ? 

    L’e-invoicing concerne l’émission et la réception des factures électroniques entre entreprises (B2B), tandis que l’e-reporting s’applique aux opérations non couvertes par l’e-invoicing (B2C, B2B int export, etc.), pour transmettre les données à l’administration. 

    Quelles entreprises sont concernées par la réforme ? 

    Toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA sont concernées, qu’il s’agisse d’une grande entreprise, d’une ETI, d’une PME ou d’un micro-entrepreneur. 

    Quels formats seront autorisés pour les factures électroniques ? 

    Trois formats normalisés sont acceptés par l’admninistration : UBLCII et Factur-X. Ce dernier est le plus accessible car il combine un PDF lisible et des données XML structurées pour un traitement automatisé. 

    Comment choisir sa plateforme de facturation électronique ? 

    Il est recommandé d’opter pour une Plateforme Agréée par l’administration. Des solutions comme DIGITAL INVOICE by Tessi offrent conformité, sécurité des données et archivage à valeur légale. 

    Comment préparer son entreprise à la facturation électronique ? 

    Identifiez votre calendrier de mise en conformité, formez vos équipes, vérifiez la compatibilité de votre logiciel comptable et sélectionnez une plateforme PA ou une Solution Compatible dès que possible pour anticiper la transition. 

     

    Sources : 

    https://www.impots.gouv.fr/professionnel/la-facturation-electronique-quest-ce-que-cest 

    https://www.economie.gouv.fr/cedef/les-fiches-pratiques/la-facturation-electronique-entre-entreprises 

    https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/pilotage-de-lentreprise/dematerialisation-des-documents/facturation-electronique 

    https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/strategie-numerique/comprendre-le-numerique/barometre-france-num-2025-le 

    https://aife.economie.gouv.fr/nos-applications/facturation-electronique-b2b/